Toit à la peinture réflective et écologique
Toit à la peinture réflective et écologique @ Flickr / Walmart Corporate
Société
Article
Le projet Cool roofs présenté par des étudiants de la licence "Sciences humaines appliquées" (SHA) de l'Université Grenoble Alpes au budget participatif de la ville de Grenoble fait partie des 7 projets lauréats élus par les habitants. Le projet propose d'appliquer une peinture réflective et écologique dite "Cool Roof" sur le toit des bâtiments publics.

Le  Groupe d'Experts Intergouvernemental pour le Climat (GIEC) affirme que "peindre les toits en blanc permettrait d'économiser 1Gt/an d'émissions de gaz à effet de serre, soit l'équivalent de 250 millions de véhicules". C'est sur ce constat que s'appuie l'idée présentée par un groupe d'étudiants de la licence SHA de l'Université Grenoble Alpes au budget participatif de la ville de Grenoble.

Un projet à  trois dimensions : environnementale, économique et sociale

Appliquer une peinture réflexive dite "Cool Roof" sur le toit des bâtiments permet d'augmenter l'efficacité énergétique et de diminuer l'effet d’îlot de chaleur urbain en été, de réduire la déperdition thermique lors des épisodes de froid en hiver. C'est est une technique qui a déjà largement fait ses preuves dans d'autres pays, notamment aux États-Unis (obligatoire dans 20 États pour les toits de plus de 1000 m² et même subventionnée par la ville de New-York !).

Cette solution a également été testée plus recemment en France sur le toit de bâtiments industriels et publics, apportant des résultats rapides et significatifs. Par exemple :

  • Le E. Leclerc de Quimper : 175 tonnes de CO2 d’économies par an, 20 000€ d’économies de consommation électrique par an, 5000 € d’économies de maintenance par an, pour un coût faible (moins de 20€/m²), apportant une forte rentabilité.
  • Le gymnase Berlemont à Paris : +2°C en hiver dans le bâtiment et -2°C en été, améliorant le confort des usagers de manière significative.

La ville de Grenoble qui connait d'importantes chaleurs l'été (jusqu’à 44°C lors de l’été 2017) mais également des vagues de froid l'hiver, est donc une candidate idéale pour implanter cette solution simple, efficace et peu coûteuse.

Les porteurs du projet soulignent également l'impact social de cette solution, qui pourrait être utilisée sur des bâtiments abritant des populations vulnérables (hôpitaux, écoles, EHPAD, crèches, par exemple) et qui aurait un effet sur les températures à l'intérieur des bâtiments mais aussi sur la qualité de l'air.

Les étudiants porteurs du projet


"Cool roofs" a été sélectionné parmi une centaine de projets proposés

La sélection des projets a débuté au printemps 2018 avec 102 projets proposés au bdget particiatif.
Un forum rassemblant l'ensemble des porteurs de projets a eu lieu le 21 avril  dernier à l'hôtel de ville de Grenoble. À cette occasion, plus de 1000 personnes ont voté pour pré-sélectionner 23 initiatives.
Les 23 projets choisis ont ensuite à nouveau été soumis aux votes des habitant de la ville entre 6 septembre et le 6 octobre 2018 pour élire les 7 projets  lauréats financés par la ville .
Plus de 5625 grenoblois ont choisi un "gros" projet (plus de 150 000 €) et  plusieurs "petits" projets. 
L'initiative "Cool Roof" figure parmi les 6 "petits" projets lauréats et a été classée troisième avec 1984 votes. Le budget alloué est de 115 000 €.

> Découvrir les 7 projets lauréats


Publié le 9 octobre 2018
Mis à jour le 10 octobre 2018

Vous aimerez peut-être aussi