Toit à la peinture réflective et écologique
Toit à la peinture réflective et écologique @ Flickr / Walmart Corporate
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Des étudiants de la licence "Sciences humaines appliquées" (SHA) de l'Université Grenoble Alpes proposent un projet au budget participatif de la ville de Grenoble : une peinture réflective et écologique pour les toits des bâtiments publics. Le 21 avril 2018, les habitants de la ville pré-sélectionneront les meilleures idées qui deviendront les futurs projets éligibles au budget participatif. Soutenez l'initiative Cool roofs !

Le  Groupe d'Experts Intergouvernemental pour le Climat (GIEC) affirme que "peindre les toits en blanc permettrait d'économiser 1Gt/an d'émissions de gaz à effet de serre, soit l'équivalent de 250 millions de véhicules". C'est sur ce constat que s'appuie l'idée présentée par un groupe d'étudiants de la licence SHA de l'Université Grenoble Alpes au budget participatif de la ville de Grenoble.

Un projet à  trois dimensions : environnementale, économique et sociale

Appliquer une peinture réflexive dite "Cool Roof" sur le toit des bâtiments permet d'augmenter l'efficacité énergétique et de diminuer l'effet d’îlot de chaleur urbain en été, de réduire la déperdition thermique lors des épisodes de froid en hiver. C'est est une technique qui a déjà largement fait ses preuves dans d'autres pays, notamment aux États-Unis (obligatoire dans 20 États pour les toits de plus de 1000 m² et même subventionnée par la ville de New-York !).

Cette solution a également été testée plus recemment en France sur le toit de bâtiments industriels et publics, apportant des résultats rapides et significatifs. Par exemple :

  • Le E. Leclerc de Quimper : 175 tonnes de CO2 d’économies par an, 20 000€ d’économies de consommation électrique par an, 5000 € d’économies de maintenance par an, pour un coût faible (moins de 20€/m²), apportant une forte rentabilité.
  • Le gymnase Berlemont à Paris : +2°C en hiver dans le bâtiment et -2°C en été, améliorant le confort des usagers de manière significative.

La ville de Grenoble qui connait d'importantes chaleurs l'été (jusqu’à 44°C lors de l’été 2017) mais également des vagues de froid l'hiver, est donc une candidate idéale pour implanter cette solution simple, efficace et peu coûteuse.

Les porteurs du projet soulignent également l'impact social de cette solution, qui pourrait être utilisée sur des bâtiments abritant des populations vulnérables (hôpitaux, écoles, EHPAD, crèches, par exemple) et qui aurait un effet sur les températures à l'intérieur des bâtiments mais aussi sur la qualité de l'air.

Soutenir leur projet

Un forum rassemblant l'ensemble des porteurs de projets aura lieu samedi 21 avril 2018 à l'hôtel de ville de Grenoble. À cette occasion vous pourrez les rencontrer, échanger avec eux et voter pour leur projet afin de leur permettre d'accéder à la troisième phase de séléction !


Publié le 9 avril 2018
Mis à jour le 20 avril 2018

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