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"Les mercredis culturels de la Préfecture de l'Isère du temps du mathématicien-physicien Joseph Fourier". Plus d’une centaine de personnalités ont assisté à la conférence de Jean Dhombres.
Pour célébrer les 250 ans de la naissance de Joseph Fourier, la communauté scientifique et universitaire Grenoble Alpes, la Préfecture de l’Isère et la Ville de Grenoble ont organisé de nombreuses manifestations tout au long de l’année 2018 et en ce début d’année 2019.

Pour clore ces célébrations, Jean Dhombres, mathématicien et historien des sciences, était invité à donner une conférence dans les salons de la Préfecture le 13 février 2019 devant une centaine de personnalités scientifiques, académiques et politiques du territoire.

Discours du Préfet de l’Isère avant l’ouverture de la conférenceLe public venu nombreux dans les salons de la PréfectureDe g. à d. : Marie-Christine Bordeaux, Vice-présidente culture et culture scientifique de l’Université Grenoble Alpe, Lionel Beffre, Préfet de l’Isère, Hervé Pajot, Professeur des universités (UGA - Institut Fourier)Le conférencier Jean DhombresLe conférencier Jean DhombresExposition de la BD "Les oscillations de Joseph Fourier " et de documents historiques

"Les mercredis culturels de la Préfecture de l'Isère du temps du mathématicien-physicien Joseph Fourier", tel était le titre de la conférence proposée par Jean Dhombres pour illustrer et faire revivre ce Préfet de l’Isère, physicien et mathématicien, père de la célèbre "Transformé de Fourier".

Cette conférence a été aussi l’occasion de rendre hommage à Jean-Bernard Robert, ancien professeur de physique à l’Université Grenoble Alpes et auteur avec Jean Dhombres de l’ouvrage de référence Fourier, créateur de la physique-mathématique.

"Les mercredis culturels de la Préfecture de l’Isère du temps du mathématicien-physicien Joseph Fourier"

Près de six ans après son installation en 1802 comme Préfet à Grenoble, avant même l’ouverture de l’Université et la mise noir sur blanc de l’essentiel de son œuvre sur la théorie de la chaleur, Joseph Fourier décide d’organiser des "mercredis" culturels avec l’aide de Champollion-Figeac.

Ces mercredis avaient un double but : certainement celui de maintenir à Grenoble un certain esprit des Lumières - que le grand-père de Stendhal pouvait avoir incarné - en lui donnant un tour plus scientifique, voire technique avec l’intervention d’ingénieurs, pour entrer vraiment dans le nouveau siècle. Mais aussi celui de lutter contre une forme de réaction religieuse que le père de Stendhal représentait assez bien, qui trouvait aliment dans le traitement du Pape Pie VII lors de son passage forcé à Grenoble.

Venues de Paris pour faire passer des examens (notamment celui de l’entrée à l’Ecole polytechnique), des personnalités comme les savants Ampère ou Biot qui n’étaient pas nécessairement acquis au pouvoir impérial, permettaient d’exprimer au moins des sensibilités envers un régime oublieux de la promesse de paix. Fait étonnant, c’est l’un des premiers lieux en France où il fut discuté de Kant, mais aussi de l’hypothèse cosmologique de Laplace.

Au-delà des anecdotes, ces "mercredis" disent la façon dont un savant intervient directement dans la vie de la cité.

Retrouvez tout le programme de l’anniversaire de Joseph Fourier à Grenoble sur le site 250ans-fourier.univ-grenoble-alpes.fr
 
Publié le 18 février 2019
Mis à jour le 20 février 2019

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