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Sur les sommets du désert de l’Atacama au Chili, des observatoires de très haute technologie permettent aux chercheurs du monde entier d’explorer l’Univers dans des conditions idéales. Le contraste entre des lieux sauvages, souvent hostiles à l’Homme, et l’instrumentation futuriste intéresse le regard photographique de Patricio Pardo Avalos.
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Paranal © Patricio Pardo Avalos Téléscope de Paranal © Patricio Pardo Avalos Paranal © Patricio Pardo Avalos Salle de contrôle du VLT © Patricio Pardo Avalos Hôtel de Paranal © Patricio Pardo Avalos Salle de contrôle du VLT © Patricio Pardo Avalos VLT © Patricio Pardo Avalos L'interféromètre géant Alma © Patricio Pardo Avalos L'interféromètre géant Alma © Patricio Pardo Avalos La Silla, premier observatoire de l'ESO © Patricio Pardo Avalos La Silla, premier observatoire de l'ESO © Patricio Pardo Avalos Armazones, nouveau projet de l'ESO © Patricio Pardo Avalos

1. La plate-forme au sommet de la montagne accueille les 4 télescopes principaux ainsi que 4 télescopes auxiliaires de 1,8 m dont la lumière est recombinée grâce à l’interféromètre VLTI.
3 & 4. Travail de jour sur les instruments du VLT et travail de nuit dans la salle de contrôle.
5 & 6. L’hôtel hébergeant les personnes travaillant sur le site est situé à 2400 m d’altitude et est majoritairement enterré. Il doit évoquer des souvenirs pour les amateurs de James Bond ayant vu Quantum of Solace.
7. À la nuit tombante, le VLT est prêt à observer.
8 & 9. L'interféromètre Alma.
10 & 11. L'observatoire de la Silla.
12. Le Cerro Armazones proche du Cerro Paranal, site du nouveau projet de l'ESO. 

Lorsqu’il fut décidé de construire le VLT (4 télescopes de 8 m de diamètre), les Européens ont choisi de l’installer sur Cerro Paranal, une autre montagne de l’Atacama à 2600 m d’altitude, dans une région encore plus sèche que La Silla. De nombreux instruments d’optique adaptative et d’interférométrie conçus par les chercheurs de l’IPAG sont actuellement en fonction sur ce site : SPHERE, PIONIER, GRAVITY… Leurs objectifs scientifiques : la détection d’exoplanètes, l’étude des processus de formation d’étoiles et de planètes et l’observation du trou noir au centre de notre Galaxie.

Alma est un interféromètre géant observant dans le domaine du millimétrique (les ondes radios de plus courte longueur d’onde, milimétrique ou submilimétrique), les données provenant de chaque antenne sont recombinées ensemble pour obtenir des images d’une qualité exceptionnelle. La vapeur d’eau dans l’atmosphère absorbe une partie de ces ondes ce qui nécessite d’aller chercher des sites encore plus secs. Cet observatoire est pour cela installé à 5000 m d’altitude. À de telles altitudes l’organisme humain est mis à rude épreuve et tous les véhicules et bâtiments sont pressurisés. Cet observatoire unique au monde est réalisé en collaboration entre l’ESO et des organismes des États-Unis et du Japon. L’IPAG y mène de grands programmes d’observation permettant de sonder les zones de formation d’étoiles et de planètes.

La Silla est le premier observatoire de l’European southern observatory (ESO), un organisme européen créé en 1962 pour fournir aux astronomes européens des observatoires de pointe dans le désert chilien afin d’explorer le ciel austral. Près d’une vingtaine de coupoles sont installées sur la crête de cette montagne aux conditions météorologiques particulièrement sèches, à 2400 m d’altitude, loin de toute pollution lumineuse. Toutes les photos ont été prises depuis le télescope de 3,6 m, qui est notamment utilisé par les chercheurs de l’IPAG pour détecter des exoplanètes telluriques. Ces équipes participent actuellement aux installations de deux nouveaux instruments (NIRPS et ExTrA) dont l’objectif est la découverte de nouvelles planètes pour en étudier l’atmosphère et éventuellement y chercher la présence de vie.

Le nouveau projet de l’ESO est la construction d’un télescope géant de 39 m de diamètre. Il sera le plus grand télescope optique jamais réalisé. Le site sera le Cerro Armazones proche du Cerro Paranal. Les travaux de nivellement de la plate-forme sommitale, qui hébergera le télescope, ont débuté. Les études de conception du télescope et de ses instruments sont intenses, l’IPAG participe à plusieurs d’entre elles.

Photos © Patricio Pardo Avalos


Publié le 29 janvier 2018
Mis à jour le 6 avril 2018

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