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Grenoble affirme son positionnement et sa capacité à répondre au futur appel à projets qui dessinera les contours des instituts français dédiés à l’intelligence artificielle.
Dans le prolongement de la remise du rapport de Cédric Villani et suite aux annonces faites par le Président Emmanuel Macron le 29 mars 2018, Grenoble affirme son positionnement et sa capacité à répondre au futur appel à projets qui dessinera les contours des instituts français dédiés à l’intelligence artificielle (IA).

Depuis janvier 2016 et l’obtention de l’IDEX "Université Grenoble Alpes", le site grenoblois est lancé dans une dynamique de structuration et d’intégration de ses acteurs académiques et de recherche, qui associe fortement les partenaires économiques et collectivités territoriales. La réussite de l’IDEX grenoblois traduit une volonté du territoire de se coordonner pour être prêt à répondre aux grands enjeux de société actuels, parmi lesquels l’intelligence artificielle.

Dans les propositions du rapport Villani, la mise en place d’un hub de recherche en IA au meilleur niveau mondial, avec la création d’instituts dédiés, est une voie dans laquelle le territoire grenoblois souhaite s’engager fortement et rapidement.

Grenoble, qui a été citée par le Président de la République le 29 mars 2018, peut jouer le rôle de hub de recherche en IA, dans des thématiques fortes pour lesquelles l’IA va jouer un rôle déterminant notamment dans les domaines de la santé personnalisée / dispositifs médicaux et l’environnement / énergie.

Les atouts de Grenoble ?

  • Tirer les bénéfices des projets déjà lancés dans le cadre de l’IDEX tels que les Cross Disciplinary Programs "Data Institute", "Life", "Trajectories", "Cybersecurity Institute", "Eco-SESA" et "Circular" regroupant les compétences en numérique, en sciences de l’ingénieur et sciences humaines et sociales, ainsi que des projets du PIA tels que le Labex PERSYVAL-lab et l’IRT Nanoelec.
  • Etre capable d’assurer le continuum matériel / logiciel en créant des systèmes spécialisées pour l’IA grâce à la conception de composants électroniques dédiés avec notamment les architectures neuromorphiques [1].
  • Savoir mobiliser son écosystème économique via les pôles de compétitivité (Tenerrdis et Minalogic, Lyon Biopôle et Imaginove) et les clusters applicatifs dans le domaine de la santé (Medicalps) en collaboration avec les grands acteurs socio-économiques.
  • Pouvoir s’appuyer sur des formations déjà développées dans le domaine de l’IA et dans les domaines de la santé / dispositifs médicaux et de l’environnement / énergie [2].
  • Disposer de structures pour faciliter les partenariats entre la recherche publique et les acteurs du monde socio-économique en lien fort avec l’IA notamment l’IRT Nanoelec, et les instituts Carnot Leti (Cea), Logiciels et Systèmes Intelligents - LSI [3], Energies du Futur [4] et iC Inria.

Notes
  1. CEA, CNRS, Inria, Université Grenoble Alpes, Grenoble INP.
  2. Grenoble INP - Ensimag, Grenoble INP - Ense3, Grenoble INP – Phelma, Polytech Grenoble de l’Université Grenoble Alpes, les écoles Universitaires en Informatique et Mathématiques Appliquées et les Facultés de médecine et de pharmacie de l’Université Grenoble Alpes.
  3. Université Grenoble Alpes, CNRS, Grenoble INP.
  4. Grenoble INP, CEA-Liten, CNRS, Université Grenoble Alpes, Université Savoie Mont Blanc, INRA.



Publié le 9 avril 2018
Mis à jour le 10 avril 2018

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