Sabrina Fadloun
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Sabrina Fadloun, doctorante de la Communauté Université Grenoble Alpes qui avait remporté le 1er prix du jury et le prix du public lors de la finale française du concours "Ma thèse en 180 secondes", a une nouvelle fois conquis le public lors de la finale internationale qui a eu lieu le 28 septembre 2017 à Liège en Belgique.
Sur la scène du studio 40 de la RTBF à Liège, les vingt doctorants finalistes du concours "Ma thèse en 180 secondes" (MT180), venus de quinze pays, ont chacun eu trois minutes pour synthétiser et vulgariser leur sujet de thèse, avec pour seul support une image.

Si elles se sont enchaînées avec une apparente facilité, ces trois minutes de présentation ont demandé aux vingt candidats un sacré travail de préparation... Ainsi, Au-delà de la performance presque "théâtrale", ce concours permet aux doctorants de renforcer leurs compétences en vulgarisation et communication.

Conscient des enjeux multiples d'un tel exercice, le collège doctoral de la Communauté Université Grenoble Alpes propose chaque année à ses doctorants une formation spécifique destinée à maitriser au mieux ces compétences. Une formation qui semble porter ses fruits puisque c'est la deuxième fois en quatre éditions qu'un doctorant grenoblois figure au palmarès de la finale internationale. En 2015, Alexandre Artaud avait remporté le deuxième prix du jury et le prix du public lors de la finale internationale.

Un défi de vulgarisation brillamment relevé par Sabrina Fadloun

Sabrina Fadloun, doctorante de la Communauté Université Grenoble Alpes, en 2e année au laboratoire SIMaP (Science et Ingénierie des Matériaux et Procédés - CNRS / Grenoble INP / Université Grenoble Alpes) et au CEA-Léti (Laboratoire d'électronique et de technologie de l'information) avait un peu revisité son texte pour cette finale, souhaitant parler davantage des techniques de dépôt de cuivre qu'elle met en œuvre durant sa thèse. Elle prépare en effet une thèse en micro-électronique, financée par une convention CIFRE avec l'entreprise SPTS Technologie, sous la direction d'Elisabeth Blanquet-Nicolas intitulée : "Etude d'un procédé de dépôt de cuivre par MOCVD pour la réalisation de vias traversants à fort facteur de forme pour l'intégration 3D". Une problématique qu'elle parvient à expliquer simplement en évoquant la crise du logement dans les puces électroniques, l'installation d'"ascenseurs" et en humanisant les liaisons entre atomes.

Pourquoi s'est-elle lancée dans l'aventure MT180 ? "Je participe à ce concours parce que je trouve le principe ludique et intéressant. Ça m'a fait tout de suite penser à l'émission 'C'est pas sorcier' : comment éveiller l'intérêt des gens, de jeunes ou même d'un public pas du tout scientifique pour un sujet ardu. Je trouve que c'est important de savoir simplifier ce qui est très pointu et parfois même compliqué afin de le rendre accessible à tous."

Le 28 septembre, elle a conquis le public venu assister à la finale internationale, recevant le prix du public (doté de 500 euros) ex-aequo avec le candidat belge Alexis Darras (Université de Liège).

Le palmarès de la finale internationale

Prix du Jury

  • 1er prix : Marielle Jasmine Agbahoungbata, Université d'Abomey-Calavi (Bénin).
  • 2ème prix : Damien Mathis, Université Laval (Canada).
  • 3ème prix : Sarah Olivier, Université de Genève (Suisse).

Prix du public

Sabrina Fadloun (Communauté Université Grenoble Alpes) et Alexis Darras (Université de Liège).

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La version originale de cet article a été publié par la Communauté Université Grenoble Alpes.



Publié le 29 septembre 2017
Mis à jour le 9 janvier 2018

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